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LES + DE L'AMERIQUE |
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| YES WE CAN !!! (le 07/11/2008 à 17h54) |
C'est avec fierté aujourd'hui que je vis sur le sol Américain, fière et emplie d'espoir en l'avenir, fière d'avoir vécu ce moment historique ici même !
Je souhaite toute la réussite et la gloire à ce Grand Monsieur que j'appelle Président, je suis heureuse da'voir appartenu à la génération qui l'a mené vers la maison Blanche et qui brandit ce si joyeux slogan maintenant :
YES WE CAN - YES WE DID and YES WE WILL !
Une nouvelle Ère s'ouvre devant nous et le monde a célébré la nouvelle, unissons-nous enfin vers une lumière positive et de nouveaux horizons... |
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| HAPPY THANKSGIVING ! (le 01/11/2006 à 15h52) |
Ca loupe pas !!! Tous les ans j’entends la même question à cette époque et, que je soies en France ou aux Etats-Unis, j’ai toujours dans mes connaissances un bon Américain qui me demande innocemment : « Vous ne fêtez pas Thanksgiving ? » Ben si banane, la Terre entière est à l’heure américaine et on fête tous l’arrivée des colons en Amerique, c’est bien connu, non ?!! Screugneugneu, sont-ils ignares parfois, et juste un tantinet…égocentristes ! C’est comme si moi, je m’insurgeais parce qu’ils ne célèbrent pas la prise de la Bastille le 14 juillet !!! NON MAIS
Enfin bref, il faut savoir que Thanksgiving est une fête nationale aux Etats-Unis, presque aussi importante que Noel. On célèbre Thanksgiving dans la paix et la convivialité le dernier jeudi de novembre. Le but étant de se retrouver en famille ou avec nos amis autour d’un repas gargantuesque. Peu importe la religion des uns et des autres, on fait les grâces avant de s’empiffrer, en tenant la main de chacun de nos voisins de table.
Il n’y a pas plus traditionnel comme célébration chez les Américains. Je m’en vais donc vous raconter l’histoire de Thanksgiving et les origines de cette fête qui remontent à bien loin…
L’HISTOIRE DE THANKSGIVING
Les persécutions
En Angleterre, au XVII ème siècle, tous les sujets du roi devaient respecter les règles de l’Église de Sa Majesté. Le roi James voulait une seule religion pour tout le royaume. Il avait établi certaines lois. Par exemple : quand quelqu'un n'allait pas a la messe il avait une amende et ceux qui protestaient étaient emprisonnés.
Certains anglais voulaient pratiquer leur religion dans des églises séparées. Mais c'était interdit par le roi et les Séparatistes devaient prier en cachette. Lorsque les hommes du roi les découvraient, ils étaient emprisonnés. C'est pour cela que les pèlerins sont partis vers d'autres terres, pour y bâtir un monde meilleur selon leurs principes.
Le départ
Mais un bateau capable de traverser l'Atlantique coûtait cher et les Pèlerins n'avaient pas d'argent. Alors, ils s'arrangèrent avec des hommes d'affaires anglais. Ces hommes fondèrent une Compagnie, affrétèrent un bateau - le Mayflower -, achetèrent des vivres et du matériel.
En 1620, les Séparatistes reçurent le droit d'aller fonder une colonie dans le Nouveau Monde. Ils devaient travailler pendant 7 ans pour la compagnie et lui donner les bénéfices en fourrures et en bois. Certaines Pèlerins ont pensé que cela était très injuste, mais ils n'avaient pas d'autre manière de partir vivre dans le Nouveau Monde. D'autres personnes ont eu peur de partir avec tous les dangers dont ils entendaient parler.
Carte du parcours
Le 16 septembre 1620, 102 personnes sont parties : 35 pèlerins et 67 personnes que les pèlerins appelaient "Étrangers".

Le bateau
Le Mayflower était un bateau à voile. C'était aussi un cargo, un navire de transport de marchandises. Ce n'était pas du tout un bateau conçu pour transporter des passagers. Pourtant il a transporté 102 personnes d'Angleterre en Virginie du Nord (Massachussetts actuel) en 1620. C'était un bateau solide de 30 mètres de long et sentait bon le vin, ce qui enlevait la mauvaise odeur qui régnait sur les bateaux de l'époque. En effet, le Mayflower avait servi à transporter le vin de Bordeaux en Angleterre.
A bord il y avait trente marins et 102 passagers. Parmi les passagers il y avait 34 enfants. 35 passagers étaient des Séparatistes, les autres avaient entrepris le voyage parce qu' ils n'avaient pas de travail en Angleterre ou bien parce qu' ils étaient attirés par l'aventure. A l'arrivée, le Mayflower comptait un passager de plus: un petit garçon né pendant la traversée. Ses parents l'ont nommé Oceanus !
Conditions du voyage
Le voyage était long, froid et humide. Il a duré 65 jours. Il n'y avait pas beaucoup de nourriture : les voyageurs mangeaient du poisson ou de la vieille viande séchée. Il n'y avait pas de biscuits et très peu de fromage et de beurre. Les passagers devaient manger des repas froids car on ne pouvait faire du feu à bord des bateaux en bois de l'époque. Le climat à bord était déplorable. Les passagers essuyaient souvent des tempêtes. Ils étaient fatigués et de mauvaise humeur. Les querelles se multiplièrent. Sur le Mayflower , la place ne permettait pas aux hommes d'avoir des cabines . Ils dormaient à même le sol. Seul le capitaine avait la sienne. Les enfants n'avaient pas la place de courir ni d'avoir des jouets. Ils n'avaient de l'eau que pour boire et pour se laver. Leurs habits étaient sales et chiffonnés.
A l’arrivée, le 10 novembre, beaucoup de passagers étaient malades. A bord du bateau, tous ne s'entendaient pas à merveille. Il y eut quelques accrochages car tous n'étaient pas d'accord sur la façon de s'organiser une fois arrivés dans le Nouveau Monde.
Organisation de la vie des pélerins dans le Nouveau Monde.
Le matin du 9 Novembre 1620, les passagers aperçurent la terre, en fait ils voyaient un grand cap que l'on nomme aujourd'hui Cape Cod. Le 11 Novembre 1620, le Mayflower jetait l'ancre à Cape Cod. Les pèlerins commencèrent à explorer la côte. Le 11 Décembre, ils choisirent un havre: en fait ils avaient atteint Plymouth que le capitaine John Smith avait découvert et baptisé en 1614.
Les pèlerins étaient heureux mais ils devaient aussi avoir bien peur de ce monde inconnu. Dans ce "nouveau monde", il n'y avait pas de maisons, pas de villes ni d'amis pour les accueillir. Ils savaient aussi qu'ils auraient peu de chances de revoir l'Angleterre. De nombreux passagers étaient malades. L'hiver arrivait et ils manquaient de nourriture. Les chefs des pèlerins savaient qu'il fallait que tous restent unis pour survivre. Donc, avant de débarquer, les pèlerins dressèrent les premières lois qui allaient permettre à la majorité de gouverner. On nomme ces lois le "Mayflower Compact".
Les pèlerins bâtirent un village à Plymouth. Non loin, une rivière offrait une abondance de poissons. Les dangers étaient nombreux, à commencer par le climat glacial de l'hiver, les animaux sauvages et l'appréhension de l'attaque des indiens. Mais les Patuxets étaient une tribu pacifique et ne menacèrent pas les colons.
L'hiver fut rude et beaucoup de ces pèlerins moururent. Une fois l'hiver passé, seulement la moitié d'entre-eux survécurent. Les pèlerins durent chasser pour se nourrir, le gibier se faisait rare à cause de l'hiver et la crainte des indiens les empêchaient de s'éloigner de leur camp. En plus de cela, s'ajoutait aussi le manque de temps pour construire assez de logements pour tout le monde.
Quelques cabanes de bois ont été construites, une poignée hommes y passèrent l'hiver, tandis que les autres restèrent à bord du Mayflower. Moins de 50 pèlerins survécurent à ce premier hiver américain. Les survivants cachèrent les tombes de peur que les indiens ne s'aperçoivent du petit nombre de survivants. Quand le climat le permit, les femmes plantèrent des herbes médicinales. La vie s'organisa.
Arrivée et aide de Squanto
L'homme providentiel est un géant Indien, du nom de Tisquantum que les Pélerins ont appelé Squanto. Il apparut dans le petit village de Plymouth le 16 Mars 1621. On peut imaginer la stupeur et la curiosité de tous, et surtout des enfants.
Les colons, ignorants l'art de la pêche et de la culture, avaient de la chance car Squanto était là pour leurs enseigner ce savoir. Squanto parlait très bien anglais et connaissait leurs coutumes car il avait séjourné en Angleterre de 1605 à 1614 lorsqu'il avait accompagné Weymouth.
Squanto leur indiqua où pêcher et où chasser. Il leur montra les espèces de poissons comestibles. Il leur apprit à reconnaître et à chasser les daims, les dindons et d'autres animaux.
Il leur montra quelles plantes et quelles herbes cueillir pour améliorer la viande. C'est ainsi que les pèlerins découvrirent les canneberges ou cranneberries. Squanto leur précisa quand et comment planter le maïs. Un épi et trois poissons comme fertilisant dans chaque trou.
Tous les jours, sauf le dimanche, les pèlerins travaillent très dur. Ils construisaient des maisons avec de la paille, des branches et des lianes. Dans les maisons il y avait une seule pièce et un petit espace dehors. Les maisons prenaient l'eau quand il pleuvait et le froid s'y engouffrait à travers la paille. Quelques fois, le feu de cheminée mettait le feu au toit de chaume.
Ainsi il ne fallut que quelques mois aux colons pour s'installer confortablement dans le nouveau monde. Sans Squanto, ils auraient sûrement mis plus d'une année pour s'habituer à ces nouvelles terres. Connaissant désormais tout de l'agriculture et de la chasse, il vint aux colons l'idée de remercier les indiens pour leur aide précieuse.
C'est lors de leur première récolte d'automne qu'ils purent exprimer leur infinie reconnaissance: Thanks giving
La préparation et la célébration de Thanksgiving
Grâce aux savoirs que leur ont transmis les indiens, les pèlerins peuvent pêcher en grande quantité des huîtres, des anguilles. Mais surtout grâce à une chasse abondante, ils peuvent organiser un grand festin. Parmi ces gibiers se trouvent des oies, des poules d'Inde, du chevreuil et bien d'autres mets encore. En bref, de quoi faire un immense banquet. Ce festin se déroula dans une ambiance de grande gaieté et de bonheur. Les colons invitèrent ainsi les indiens tous les ans pour la récolte d'automne. C'est comme ceci que naquit une merveilleuse amitié basée sur le respect et l'entre aide.
Les années suivantes, les colons continuèrent à célébrer la récolte d'automne. Après l'indépendance des Etats-Unis, le Congrès recommanda qu'une journée d'action de grâces fût célébrée dans tout le pays. Le premier Président, George Washington suggéra la date du 26 novembre.
En 1864, à la fin d'une longue et sanglante guerre civile, Abraham Lincoln demanda à tous les Américains de réserver le quatrième jeudi de novembre comme jour d'action de grâces (Thanksgiving).
Apres la petite leçon d’histoire, je suppose que vos estomac gargouillent, donc voici la partie culinaire :
Le menu de Thanksgiving !
Il faut savoir que le menu varie d’une région a l’autre des USA, mais il y a les mets incontournables, tels que la dinde rôtie, la farce* (qui est servie comme accompagnement, dans un plat a part), la gelée de cranberries, la purée de pommes de terre et la tarte aux patates douces (variantes : aux pommes, a la citrouille).
Comme je disais plus haut, c’est un repas gargantuesque (encore une bonne occasion de s’en mettre plein la lampe !), et tous les mets sont placés sur la table, a la disposition des invités. Bien entendu, il y a des choses que je qualifierai…. d’étranges, ceci du a notre différence de culture (tout comme les Américains sont horrifiés de savoir que l’on puisse manger des escargots ou des cuisses de grenouille ou encore du foie gras…). Les plats, un peu « extra-terrestres » a mon gout, sont les suivants :
- la gelée de cranberries = une espèce de confiture de baies rouges et légèrement acides que l’on mange avec le reste des plats salés (Beuuuurk !)
- Les Yams = les patates douces, comme si c’était pas assez sucré naturellement, sont achetées en boite de conserve, au sirop !! Et devinez quoi ?? dans le Nord (NY, etc.), ils poussent le vice jusqu'à les servir dans un plat réchauffé avec des mini Marshmallows (shamallows) !!! Imaginez l’horreur !!!
- Le Corn Bread, servi sous forme de muffin ou de gâteau (genre quatre quart) coupe en carrés, c’est ce qui sert de pain. C’est excellent il est vrai, mais un arrière gout sucré et bien plus lourd qu’une tranche de baguette…il faut s’habituer…
Pour le reste, le repas est délicieux, leur dinde n’est jamais sèche comme la notre car ils la font cuire de nombreuses heures et la plupart de la cuisson se fait en « papillote géante » de papier aluminium. La farce est un délice, elle n’est absolument pas composée de viande, mais de mie de pain essentiellement, d’épices divers et de légumes et petits oignons rôtis.
Quand aux desserts, les tartes américaines sont une institution (American Pie), celle aux pommes est toujours recouverte d’une couche de pate sur le dessus et parfumée a la cannelle ; pour celles aux patates douces, ce sont des tartes traditionnelles, cependant j’accroche pas, désolée, et comme pour la citrouille, la couleur orange me dérange…
Il faut savoir aussi que Thanksgiving est très connu pour ses restes : le lendemain, on mange tous les copieux restes de la veille ou les amis et enfants repartent avec des Tupperwares bien remplis chez eux. La convivialité se poursuit ainsi le jour suivant…
Sur ce, moi je vis en Amérique, alors…HAPPY THANKSGIVING !
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| Petit cours d'Anglais... (le 02/08/2006 à 04h57) |
Fini les cours d'anglais rébarbatifs et les souffrances liées aux efforts de prononciation contre nature. La découverte qui éclate ici au grand jour est tout bonnement révolutionnaire : l'anglais, bien loin d'être la langue universelle qu'on nous présentait jusqu'alors, l'anglais, la langue de Shakespeare, n'est rien d'autre que du français mal prononcé !
Ail ou radis ? Are you ready ? Etes-vous prêt ?
Saintes salopes - Thanks a lot - Merci beaucoup
Débile - The bill - L'addition
Mords mon nez - More money - Plus d'argent
On le donne à ces connes - Hold on a second - Ne quittez pas un instant
Toute ta queue traîne - To take a train - Prendre le train
Qu'on gratte tous les jeunes ! - Congratulations ! - Félicitations !
Marie qui se masse - Merry Christmas - Joyeux Noël
Oui Arlette - We are late - Nous sommes en retard
Mais dîne Franz - Made in France - Fabriqué en France
Il se pique Germaine - He speaks German - Il parle allemand
Ahmed a l'goût de tripes - I made a good trip - J'ai fait un bon voyage
Youssef vole ma femme au lit - You saved all my family - Tu as sauvé toute ma famille
Sale teint de pépère - Salt and pepper - Le sel et le poivre
Six tonnes de chair - Sit on the chair - Asseyez-vous sur la chaise
Dix nourrices raidies - Dinner is ready - Le dîner est prêt
Beaune-Toulouse - Born to lose - Né pour perdre
Les slips tout gais serrent - Let's sleep together - Dormons ensemble
Guy vomit sous mon nez - Give me some money - Donne-moi un peu d'argent
Ame coquine - I'm cooking - Je cuisine
Délicate et saine - Delicatessen - Epicerie fine
Deux bouts de chair - The butcher - Le boucher
Varices de grosseur - Where is the grocer ? - Où est l'épicier ?
C'est que ça pèle - Sex appeal - Attirance sexuelle
Ma queue perd son alcool - Make a personal call - Passer un coup de fil personnel
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| L'Apple Fritter, un dérivé du Donut ! (le 07/06/2006 à 03h14) |
Les Donuts, ou comment prendre 10 kilos en 24 heures !
Il y a un truc qu’on ne pourra jamais prendre aux Ricains et ça a un gros trou au milieu ! LE DONUT
Vous allez me dire : M’enfin ! Un peu de culture, Flo, il y a autre chose à voir aux USA que les donuts !!! Il y a le grand canyon, les Rocheuses, la statue de la Liberté, les Everglades de Floride, Hollywood boulevard, etc, etc…ben vi, je vous comprends tout à fait, mais ceci n’empêche pas que « The Donut » est un monument Américain et voilà et Na !!
Nous les Frenchies, on a notre baguette nationale, celle que l’on transporte allègrement sous le bras (dixit les Yankees, qui, de surcroit - j’espère que vous n’êtes pas a table- ont leur cliché bien ancré que nous n’utilisons pas de déodorant, nous les français dégueus !).
Mais revenons à nos moutons….heu, nos donuts !
C’est vrai, le bon croissant bien frais et croustillant me manque souvent, alors il m’a fallu lui trouver un substitut…et là, paf ! je fais la gravissime erreur de pousser la porte d’un Dunkin’ Donut (chaine de « coffee shop » qui sert boissons chaudes, crèmes glacées et laitages en tout genre et surtout, SURTOUT, plus de 32 sortes de donuts et leur dérivés !). Rien qu’à humer, on prend déjà 4 kilos sur la balance, c’est un crime d’ouvrir des Dunkin’ Donut à tous les coins de rues des USA ! J’ai des souvenirs d’enfance qui remontent à la surface…car si si, je suis de plus une récidiviste ! J’avais déjà fait des ravages, accompagnée de ma complice et tante, en Floride, il y a des années (j’étais mineure à l’époque, j’ai été graciée…). Aujourd’hui, je fais plus attention, je me contente d’acheter une demi douzaine, au lieu de la douzaine (ca fait moins « je vais me bâfrer comme Peggy la cochonne » !).
Le grand malheur est que Dunkin’Donut n’a rien trouve de mieux que de créer une nouvelle tentation et pousse-au-crime : le fameux « Apple Fritter » !!!
Mon ami Tim et moi-même avons tout de même parcouru plus de 20 miles l’autre soir, a 22h30 pour trouver un Dunkin’ ouvert et qui avait encore des apple fritters, faut l’faire !
A regarder, l’ A.F n’est pas bien engageant et pas très harmonieux(voir la photo correspondante ou j'ai pu prendre un Apple Fritter posant langoureusement pour mon objectif...), mais laisser moi vous compter sa composition : prenez le meilleur beignet que votre grand mère a pu vous frire dans votre enfance, légèrement parfume a la vanille et moelleux a souhait, glissez-y une marmelade de pommes caramélisées et aromatisées a la cannelle et au sucre roux, glacez le tout et hop : voici l’Apple Fritter dans toute sa splendeur ! |
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| Le SAV Americain, prenez-en de la graine ! (le 24/05/2006 à 22h13) |
Depuis mon arrivée aux « States », on n’a cessé de me poser cette question... Au pays du service, le client est roi dit-on. Je n’ai pu m’empêcher de constater que de ce coté la, les américains nous dépassent largement... Comment font-ils pour être aussi forts ? Je me pose la question depuis pas mal de temps en fait, et voici quelques éléments de réponse…
Tous les employés de malls et autres centres commerciaux semblent atteints d’une seule et même maladie, celle du sourire permanent et d’une politesse presque dérangeante. Chose qui nous perturbe un peu, nous, les français, qui sommes habitués à des caissières en rogne 99% du temps, qui s’acharnent sur le petit rouleau des pièces de dix francs (ou 1 euro histoire de me mettre à la page) qui ne veut pas se casser, et qui te maudit presque car tu as pris le seul article qui n’avait pas de prix affiché, ou encore le code barre illisible par le scanneur… Ou encore ces vendeurs qui refusent de prendre les fringues en retour, car vous vous apercevez qu’à la maison, eh bien, ce n’est plus pareil! D’où l’on développe une certaine réticence à vouloir discuter quoi que ce soit et se rendre aux magasins pour des réclamations quelconques.
Ici, rien ne se perd, rien ne se crée, tout s’échange comme dirait une célèbre fashion victim, qui a malheureusement perdu la tête peu de temps après les grandes soldes royales… Tout est « refundable » (retournable) comme ils disent. Des pompes qui finalement te font mal aux pieds au bout de la journée, ou encore le pull qui ne s’accorde qu’avec un des 50 pantalons de ton walk-in closet, tout est bon pour être remboursé ou échangé, et ça fait du bien tout de même ! Je pense que chacun d’entre nous a fait les frais du SAV au moins une fois dans sa vie en France, et c’est un vrai parcours de combattant !
Aux States, trop facile, voici d’ailleurs l’expérience o-combien passionnante du SAV Américain au travers de l’aventure d’un copain et de son mixeur, ca vaut le détour :
« Il se souvient encore de sa première (et certainement pas la dernière) gaffe, une expérience de mixeur mal monté (car vous les hommes z’avez pas besoin du mode d’emploi, nous l’avons remarque les filles…hi hi), qui a fini par éclater en mille morceaux une fois allumé... Énervé, il prend (enfin) le mode d’assemblage, suivi d’un bon pu… c.. du sud-ouest comme on les aime, mais bien sur qu’il fallait le faire comme ça, seulement trop tard ! Une fois la colère passée, il commence à réfléchir sur ce qu’il va bien pouvoir leur dire, au service après vente… S’ils sont comme en France, ils lui poseront mille questions pour lui dire que finalement c’est de sa faute, plus ou moins de manière explicite, tout dépend de l’humeur de la personne en face… La, il se dit qu’il est vraiment mal barré… Avec la plus grande des précautions, il remballe les morceaux restants, un peu de chance et ils ne s’acharneront pas dessus, et il élabore une tactique de persuasion avec des répliques (presque) infaillibles, pour éviter les questions pièges etc. Une fois son stratagème au point, armé de tout son courage et un sourire à toute épreuve de consommateur modèle, il prend la direction du magasin, son mixeur et ticket de caisse en main… Il se présente au « customer service » (qui est à l’entrée du magasin, trop pratique car pas besoin de passer derrière comme en France), il explique furtivement les raisons de son retour en espérant que la dame ne comprenne rien avec son accent, exagéré pour l’occasion ! Et là, ni une ni deux, elle reprend le mixeur sans ouvrir la boîte, son ticket de caisse, lui propose la formule standard de remboursement (cash, bon d’achat ou remettre les sous sur la carte bancaire), et ça y est ! Il croit rêver, il se pince, il est toujours là, en face de cette jeune femme du customer service, qui attend patiemment sa réponse ! Very well, lui dit-il, prenons le bon d’achat, puisqu’il lui faut un autre mixeur de toute manière…Il replonge dans le rayon une fois de plus, et là évidemment, il va prendre le modèle au dessus, avec une garantie de 2 ans, mention spéciale brute ne sachant pas monter correctement ! Au pire, il le ramènera si ça tourne mal (encore)…
Les magasins sont ouverts 7j/7 24h/24, ou presque, ce qui facilite énormément les choses… Une chose que nous, les Européens n’avons pas encore compris, fermant la boutique à 19h la semaine en général…Ne parlons pas du week-end, surtout le dimanche, jour du Seigneur! Obligé d’aller à l’épicerie du coin, car c’est le seul truc ouvert ce jour la. Tant mieux, me dira-t-on, cela fait marcher les petits commerces, au prix ou ils revendent les produits, ils ont vite rentabilisé l'affaire…
La fidélisation du client. Chaque magasin a sa propre carte, qu’elle soit faite pour obtenir des réductions immédiates en caisse, ou encore la carte de crédit faite maison, qui coûtent rien à la base, mais s’avèrent être de vrais gouffres financiers au bout de quelques temps… Le taux a 0% d’apparence, les soldes à partir de sept heures du matin, un cadeau à partir de $300 d’achat etc… Là n’est pas le sujet, n’est-ce pas mesdemoiselles ?
Le customer satisfaction rate… Souvent, les concessionnaires et autres vous appellent pour vous remercier de votre fidélité, vous poser quelques questions sur la qualité du service effectué. Si vous mettez la note maxi, il se peut que lors de votre prochaine visite vous bénéficiiez d’un bon de réduction ! Ou encore, votre voiture sera toujours bien propre à chaque fois. Si vous n’êtes pas content de leur travail, vous pouvez toujours contester, ils sont à votre écoute…
Au bout du compte, on se laisse faire, sans compter, par tant de gentillesse et d’égard envers nous… Sans compter, c’est bien là le vice américain, et comme ils le disent si bien eux-mêmes, sky’s the limit !!! (Les cieux sont la limite) |
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